Historique:

Fondée en 1898 par le géographe-alpiniste artiste Franz Schrader sous le patronage du Club Alpin Français, la Société des Peintres de Montagne a pour vocation de promouvoir la qualité et la diversité des ouvres plastiques inspirées par la Montagne.

"Le Mont-Perdu vu des crêtes du Cirque de Troumouse" 1879 F.Schrader

Le 25 novembre 1897, Franz Schrader fait au Club Alpin Français, dont il est vice président une conférence intitulée « A quoi tient la beauté des montagnes ? ».Elle constituait son véritable credo esthétique. Schrader y annonce la fondation imminente d'une école de peinture de montagnes françaises.

"La religieuse beauté pittoresque des montagnes a été souvent niée par les peintres. La montagne ne peut pas se peindre, entend-on parfois (moins souvent que jadis, mais trop souvent encore). Il y a là, me semble-t-il, toute une série de malentendus sur lesquels je voudrais essayer de m'arrêter un moment. Aussi bien, le Club Alpin essaie de fonder en toute liberté une école de peinture des montagnes françaises ; quelles sont les conditions favorables ou défavorables de la peinture de montagne ? Tout d'abord quitter le jour l'atelier où le plein air des plaines pour arriver devant les blancheurs des hautes cimes, c'est se trouver devant un monde nouveau. Il faut y devenir un homme nouveau."

D' anciens membres:

Raymond d’ESPOUY

- (Monléon-Magnoac -1892- disparu sous une avalanche au Pic d’Aneto en 1955). Actif membre du Club Alpin Français, cartographe durant la grande guerre, (disciple et ami de F. SCHRADER). La personnalité attachante de ce grand montagnard… Il était grand par la taille, mais surtout par sa prestance, sa présence et son charisme, Grand également de par son talent de peintre, de lithographe, et de cartographe méticuleux. Ses nombreux écrits se référant tout particulièrement aux Pyrénées des deux cotés de la frontière, le firent apprécier des amis de ce massif aux mille histoires.

Ange ABRATE

- ( Turin 1900- Sallanches 1985) Un artiste à la peinture de montagne vissée dans l’âme. Après avoir été ouvrier métallurgiste, effectué plusieurs ascensions dont certaines premières, il en vient à se consacrer à la peinture de montagne pour laquelle il porte avec lui tout son matériel. Il travaille sur nature malgré des conditions climatiques parfois extrêmes. Malgré ses multiples relations, il reste un artiste autodidacte au talent d’un réalisme chargé d’émotions vives et sincères. Ange Abrate est l’un des « grands » de la peinture de montagne. Membre du Club Alpin Italien, puis du Club Alpin Français, de la Société des Peintres de Montagne, le massif du Mt-Blanc, n’a bientôt plus de secret pour lui. Citoyen d’honneur de la ville de Sallanches, il reçoit en 1970 le premier prix de l’Exposition Nationale de la Montagne à Turin. Lors d’une exposition à Paris, il s’entend dire que la peinture de montagne n’a pas droit de cité dans la capitale ! Dès lors, il devient un ardent militant, défenseur de cet art qui demande courage, sens de l’observation et surtout une modestie sincère doublée d’un infini respect.

Leberecht LORTET

Leberecht LORTET (Heidelberg 1828 - Lyon 1901) L’un des membres fondateurs de la S.P.M. en compagnie d’Emile Noirot. Elève de Calame à Genève, il fait la connaissance à Morestel d’Auguste Ravier auquel, comme Noirot, il voue une admiration sans borne. Après un séjour en Italie, il s’installe dans les Alpes Françaises ou Suisse qu’il parcourt à toutes altitudes et par tous les temps à la recherche « du bon sujet ». Lortet expose fréquemment au Salon de la Société des Artistes Français parfois en compagnie d’Emile Noirot qui se félicite d’être accroché près d’un artiste « de bonne compagnie ». Composant de vastes toiles, l’influence de Calame lui est parfois reprochée. Cependant nombre de ses œuvres sont conservées aux musées de Lyon, Montpellier, Genève, Berne et Strasbourg.

Ernest HAREUX

Ernest HAREUX ( Paris 1847- Grenoble 1909) « La Romanche à Livet " Passionné par le dessin dès son plus jeune âge, il devint à Paris, l’élève de Charles Buisson, Léon Germain Pelouse d’Emile Bin. Vingt ans plus tard, en 1868 il présente une première oeuvre, puis, au Salon de 1880 il est récompensé par une médaille de 3e classe. A Crozant (Creuse) ; il rencontre l’Abbé Guetal également peintre de montagne. Avec les années, il devint « peintre de montagne » en particulier celles du Dauphiné et se lie avec « l’école de Proveysieux ». Illustrateur de livres de montagne, co-fondateur de la S.P.M. , chevalier de la Légion d’Honneur , il est élu en 1907 à l’Académie Delphinale ».

Emile NOIROT

Emile NOIROT (1853 Roanne - St Germain-des-Fossés 1924) Co-fondateur de la S.P.M. en 1898 avec laquelle il expose fréquemment. Ce grand voyageur, paysagiste essentiellement, parcourut la Bretagne, le Velay, la région Parisienne, les Alpes et les côtes provençales sans oublier son pays natal du roannais où il construisit tout un pan de son œuvre féconde. Sa peinture vigoureuse et rapide lui permit d’exécuter sur nature de vastes toiles enveloppées d’un romantisme parfois sévère et quelque peu inquiétant. Mais cet artiste aux multiples facettes sait tout autant rendre avec une folle virtuosité les éclatantes lumières de la Méditérrannée. L’océan vu et ressenti de la Bretagne est bien présent dans son oeuvre. Certains critiques n’ont-ils pas comparé ses effets à ceux de Courbet ? Parfois certains, n’ont pas hésité à comparer sa peinture à l’école impressionniste construite autour d’harmonies d’une subtilité dans laquelle jouent les ombres et les lumières. Il est vrai que Noirot resta toute sa vie assez fidèle aux maitres de cette école de Barbizon qui ouvrit aux artistes paysagistes le « pleinairisme » prélude aux « courants nouvelle vague de l’époque »Dessinateur sans faille formé par son père Louis Noirot, qui lui disait : « ne te frottes pas trop aux rochers. Tu es jeune, Tu as bien le temps . » Elève d’Alexandre Cabanel, de Frémiet, conseillé par Louis Français, Charles Daubigny, Henri Harpigny. A vingt ans il est admis au Salon des artistes Français où il exposera jusqu’ sa mort. A Bourron Marlotte, son mariage avec Mathilde, fille du peintre orientaliste Godefroy de Hagemann, le fait entrer dans une famille apparentée à Eugène Isabey, Eugène Cicéri. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1902 ….il reçoit également les palmes académiques en 1894. - Peintre officiel de la Marine en 1899, hors concours au Salon des Artistes Français, il est invité à la première Biennale de Venise et participe à des expositions d’ampleur internationale à Chicago, Londres, St Petersbourg, Bruxelles… Bien de ses œuvres se trouvent dans des collections d’Etat : cabinet des dessins du Musée d’Orsay, Musée de l’Hermitage à St Petersbourg, Musée du Puy-en-Velay, Musée d’art et d’industrie de St-Etienne, Musée Paul Dini de Villefranche sur Saône, Musée St Pierre de Lyon, Hôtel de ville de Marmande. Préfecture de la Loire, Hôtel de ville de St Germain des Fossés. Des tableaux de l’artistes sont répartis dans plusieurs musées des Etats-Unis.. Bien entendu le Musée Déchelette et la ville de Roanne possèdent une très importante collection de l’artiste. D’autre part, nombre de ses œuvres se trouvent dans des collections privées, en France, Grande-Bretagne, Suisse, Etats-Unis, Allemagne.. Travailleur acharné, ami du grand air, des espaces grandioses mais aussi intimes , il lui arrive de nombreuses « aventures » dans la nature sévère qu’il se plait à contempler longuement avant d’entreprendre une pochade « pour le bourgeois » ou une vaste toile destinée au salon. Noirot bien qu’ intéressé par les impressionnistes qu’il ne sembla pas avoir fréquenté, en regrettait « le dessin relâché ». St Germain des Fossés, St Etienne, St Galmier et bien entendu Roanne ont leur rue Emile Noirot. Philosophe à ses heures, ses écrits sur l’art demeurent inédits et attendent leur publication.

Robert LE ROY-WATTIAUX

Robert LE ROY-WATTIAUX - (Paris 1911 - Paris 2004) Dés son plus jeune âge, il est admis à l'École Boulle. Diplômé en tant que décorateur il préféra se reconvertir dans le métier de dessinateur. Amoureux de la vie sauvage, il a pris des cours du soir de peinture dans divers ateliers parisiens mais aussi au Jardin des Plantes ; Lors d’un voyage à Chamonix, il a le « coup de foudre » pour la Haute-Savoie. Ce fut : "Le Cirque du Fer à Cheval avec ses hautes falaises et ses cascades, qui, disait-il, possède la rudesse et le charme des terres farouches et inviolées". Il deviendra par la suite un familier du massif des Écrins, de la Meije. Adhérant à la SPM en 1978, il en devient Vice-Président en 1992 , Président en 1995 il met un terme à son mandat en 1999 et en devient Président d’Honneur quelques années plus tard. Sous son énergique impulsion, l'artiste, l'alpiniste, l'ingénieur, le meneur d'hommes a apporte un certain lustre à la SPM. Ecrivain à ses heures, ses nombreux articles destinés à la jeunesse et aux « activités de plein air » naissantes, sont de magnifiques manifestes de la part d'un alpiniste, peintre de montagne qui avait su se cultiver et rechercher en permanence la qualité des relations humaines au service des uns et des autres. Jean-Claude Tournou-Bergonzat récent président de la Société, qui l’a bien connu n’écrit-il pas : « j'aurai eu pour parrains deux formidables personnages, Robert Leroy-Wattiaux et Roger Lefebvre.  Il fut l'homme qui aura été un acteur important à la fois de l'âge d'or de l'alpinisme, de la démocratisation des sports de plein air, de l'art en général et de la reconnaissance de la peinture de montagne en particulier. Ce n'est pas rien ! » il aime toujours les voyages, et la grande aventure qui parfois peut devenir curelle. En compagnie de sa compagne il s'engage dans une voie pour rejoindre au sommet des Écrins son fils en course sur un autre itinéraire. Ce dernier dévisse avant la sortie terminale. Le coup fut terrible pour cet homme sensible qui ne lâcha pas son idéal. Malgré cette épreuve, il continua à pratiquer ses passions. "Demain est jeune, et la montagne est belle". écrit-il un jour à un ami. "la création artistique n'est pas évasion, elle est action, instrument de connaissance, moyen de transmission. » Se souvenant de ses stations au Jardin des Plantes il écrit également : "travailler d'après les animaux en mouvement m'avait fait acquérir une certaine rapidité d'exécution et une bonne mémoire visuelle, qualités essentielles pour le travail en montagne où le temps est généralement mesuré". (Robert Leroy-Wattiaux a été co-auteur avec Jacques Daurès et Roger Lefebvre de l’ouvrage «  cent ans de peinture de montagne ». Cet important ouvrage de référence édité en 2003, est presque épuisé.)

Julien BOUVIER

Julien BOUVIER (Paris 1913 - Chambéry 1973) Son père tué au cours de la Grande Guerre, et devenu pupille de la nation, il retourne à Chambéry. Le peintre Jean Bugnard l’accueille dans son atelier lui donnant de bonne heure le goût de la peinture. A 16 ans, il est reçu premier au concours d’admission de l’Ecole des Arts Appliqués de Paris Puis, il revient à Chambéry pour ne plus quitter la Savoie. Après avoir fait son Service militaire dans les chasseurs alpins, il est mobilisé et combat dans les Alpes lors de la seconde guerre mondiale. A ses débuts, pour vivre, il réalise de nombreux dessins publicitaires et illustrations de livres et catalogues. Puis, ayant ouvert un atelier à Chambéry il commence sa carrière de peintre. Membre du T.C.A.M et du C.A.F, il part souvent en haute montagne. Ce ne sont plus qu’ascensions et randonnées son matériel sur son dos, il sait traduire dans ses études toute la magnificence des sites parcourus. Ses panoramas sont bien construits, ses couleurs lumineuses. Il s’agit là d’un solide peintre de montagne. Il fit partie du groupe de peintres alpinistes chambériens. Membre des Comités de deux Sociétés artistiques de Chambéry, il exposa régulièrement lors de leurs salons annuels. Il participa à de nombreuses expositions, notamment à Paris au Salon de la Lyonnaise des Beaux arts, Grenoble. Nice, et bien entendu Chambéry, etc… Plusieurs fois sélectionné pour le Grand Prix de la ville de New York il ne put y donner suite pour des raisons financières. . En 1960, des problèmes de santé lui interdisant l’altitude, il dut se résoudre à peindre la campagne des environs de Chambéry : Ce paysagiste a également composé des natures mortes aux fruits pulpeux et appétissants, Il réalisa des dessins humoristiques, des caricatures et poursuivit son travail de dessinateur publicitaire.

Jean-Alfred DESBROSSES

Jean-Alfred DESBROSSES (Paris 1835 - Paris 1906) Fut l’un des fondateurs de la SPM exposa à plusieures reprises au Salon de la Société des Peintres de Montagne où l'Etat lui acheta "Le Pic Sancy" en 1905, oeuvre actuellement à l'ambassade de France à Tokyo au Japon. Il était également membre de la Société des Artistes Français entre 1861 et 1906.Cet élève et grand ami de Chintreuil et de Scheller fut également un excellent dessinateur. Bien que cet artiste essentiellement paysagiste planta son chevalet dans les Vosges, les Ardennes, le Jura, Les Alpes, la Suisse, l’Auvergne resta son lieu de prédilection avec ses lumières et sa géologie volcanique qui enchantèrent son confrère Roannais Emile Noirot. Jean Desbrosses aimait la nature. Cette passion est reflétée dans tous ses paysages aux teintes harmonieuses qui donnaient à ses tableaux un parfum de je ne sais quoi de sensuel, de mouvement et de vie. Desbrosses avait conservé un esprit et uncœur de vingt ans. Pour la petite histoire, il aimait confier, à sa voisine, lors de banquet, un verre de bon vin à la main qu’il « était l’ami des dames  et que malgré son âge, il était toujours prêt à les défendre  même les armes à la main ! » De nombreuses oeuvres se trouvent dans les collections publiques : au musée du Louvre, au musée d'Orsay, au musée de Picardie à Amiens, à la Préfecture de Versailles, au musée des Beaux Arts de Reims, au musée de Vendôme, au musée d'Abbeville, au ministère de l'intérieur, à la Cour des Comptes, à la mairie de Septeuil, au musée des Beaux Arts d'Arras, au musée des Beaux Arts de Clermont-Ferrand, au musée Mandet de Riom, au musée d'Annecy, au musée d'Agen, à la mairie de Moutiers, au musée de Tarare, au musée de Valenciennes, au musée des Beaux Arts de Lille, et évidemment au musée de Murol.

Jacques FOURCY

Jacques FOURCY (Paris 1906 - 1990) Sa formation semble être celle d'un autodidacte. Il commence à peindre très tôt, surtout des aquarelles dont il deviendra un excellent pratiquant aux harmonies particulièrement vives et colorées. Au cours de ses études d'ingénieur à l'École centrale de Paris, il peint pendant ses loisirs, et ensuite après sa retraite de la S.N.C.F. Entré à la S.P.M. dès 1925 il exposa sans interruption jusqu'à sa mort . Ce qui constitue un record de longévité ! A partir de 1926, il participe au Salon des artistes français. Bien que très connu pour ses aquarelles, il s'est également consacré, surtout après la Seconde Guerre mondiale, à la peinture à l'huile le plus souvent réalisée sur panneaux d’isorel. Amateur du « pays d’en haut », il a surtout peint la haute-montagne. Ses œuvres représentent en particulier les grands sommets de la vallée de Chamonix et de l'Oisans mais également bien des hauts lieux des Alpes suisses. Le musée Alpin de Chamonix-Mont-Blanc détient plusieurs des œuvres d’une excellente facture de cet artiste décrit par Jacques Daures « comme un homme de cœur… » En…. il a été l’Invité d’Honneur de la S.P.M. à l’occasion de la …. Biennale de Sallanches.

SAMIVEL

Paul Gayet-Tancrède alias SAMIVEL, (Paris 1907- Grenoble 1992) Il a été un écrivain, poète, graphiste, aquarelliste, cinéaste, photographe, explorateur et conférencier. Il accompagne Paul-Émile Victor, voyage en Égypte Grèce et Islande. Le prix Goncourt, le prix Louis-Barthou de l'Académie française lui sont remis pour l’ensemble de son œuvre.. Cet éminent personnage reçoit également le prix de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie. Membre du C.A.F, dont il devient président d’honneur de la commission de la protection de la montagne en 1976. Il adhère à la S.P.M. en 1928. Samivel possédait une maison aux Contamines qui lui servait de « camp de base » lors de ses explorations et courses alpines. Dans son très bel ouvrage de pensées, « L’amateur d’abîmes » Cet auteur hors du commun écrit, entre autres propos tout aussi poétiques et émouvants les uns que les autres : » La pâte des nuages se modelait comme une cire au gré des courants, poussant une série continuelle d'ébauches et de maquettes, de vagues tentatives vers un ordre et une harmonie jamais atteints. Une provencale espèce de chaos élémentaire, où toutes les formes existaient encore en puissance et cherchaient désespérément à se réaliser…. « 

Joseph EYSSERIC

Joseph EYSSERIC, (Carpentras 1860 - Carpentras 1932) Cet artiste Provencal peut figurer parmi les « géants » de la S.P.M. où il est entrée en 1899. De la trempe de Franz Schrader Tour à tour ou simultanément il est explorateur, géographe, astronome, physicien, inventeur, écrivain. Dans le domaine de la peinture, c’est un autodidacte. Aucun cours officiel, pas de Maître à part quelques amis de Carpentras….pas d’école. Il expose à la Société des Artistes Français, à la Société de Géographie, à Londres, St Pétersbourg, Londres. Curieusement, il devint membre de la société des Orientalistes Français

Joseph -Victor COMMUNAL

Joseph -Victor Communal, (Chatelard-en-Bauges-1876 - Chambéry 1962) Ancien commis des Ponts et Chaussées il se consacrera à la peinture et à la montagne qu’il fréquentera régulièrement. Après la Grande Guerre lors de laquelle il réussira peindre sur le front, ce peintre autodidacte se reconnaîtra inspiré de Ferdinand Hodler et de Giovanni Ségantini. En 1910 admis comme membre correspondant de l’académie des Sciences, belles-lettres et Arts de Savoie, fidèle du Salon des Artistes Français il y est récompensé dans un premier temps, par une mention honorable puis par une médaille de 3e classe. La médaille d’or le fera classer comme hors concours. Il devient membre de la S.P.M. en 1913. La paix revenue, il se consacre uniquement à la peinture de montagne. Son œuvre le fera considérer par certains journalistes perspicaces comme le représentant du mouvement impressionniste dans l’univers des sommets. Sa peinture aux larges aplats est parfaitement à l’aise dans cet environnement alpin qu’il parcours du Mont-Blanc à la Vanoise en passant par la Maurienne. Invité par le Maréchal Lyautey en 1920, il fait un long séjour au Maroc. Expositions personnelles à Paris (Galerie Charpentier, Georges Petit) à Lyon, Grenoble, Marseille ainsi qu’en Belgique, Suisse, Etats-Unis. Il travaille souvent les pieds dans la neige et donne des cours à de nombreux élèves. De beaux musées Français détiennent de nombreuses pièces de Communal . Aix- les -Bains et Chambéry lui consacrent d’importantes expositions rétrospectives. Cet artiste est l’un des plus grands noms de la peinture de montagne avec les hommages du C.A.F et la Légion d’Honneur.

Maurice MARTIN

Maurice MARTIN, ( Mormant 1894 - Paris 1978) Ecolier doué, il passe son temps de loisir à dessiner. Mobilisé en août 1914 il est blessé au bras gauche à Verdun.. A la fin des hostilités, il occupe ses loisirs à peindre et dessiner. Cela le conduit à exposer aux Salon des Indépendants, au Salon d’Automne et surtout au Salon des artistes français. Mention honorable suivi d’une médaille d’argent, la consécration lui vient en 1950 aux Artistes Français où il est honoré de la médaille d’or. Dès lors il abandonne sa profession de peintre en bâtiment et entreprend de nombreux voyages outre-mer : Maroc, Tunisie, Madagascar, Grèce, Yougoslavie, Algérie et sud-est asiatique où il reçoit de nombreux prix et récompenses. Il n’en délaisse pas pour autant la France qu’il parcourt sans relâche au point d’être invité à adhérer à la S.P.M. en 1945. Grand travailleur et amateur de la nature qu’il ne copie pas servilement en mettant dans ses œuvres non seulement son talent, mais également sa joie de vivre par une touche toujours alerte et sincère. Il expose à Londres, Tokyo, New-York, Vienne, Moscou, Saint Petersbourg, Bruxelles, Osaka, Los Angeles. A titre personnel, Paris, Lille, Amiens, Lyon, St Etienne, Nantes. Il séjourne fréquemment à Moret-sur-Loing très belle petite ville souvent fréquentée par Alfred Sisley Nombre de ses œuvres sont conservées dans un grand nombre de musées Français. Citons, Belfort, Nemours, Hôtel de ville de Paris, Ministère de la Culture, Hôtel des Invalides… A l’étranger citons, Rabat, Tananarive entre autres.


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